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L'énigme des tueurs en série de Daniel Zagury avec Florence Assouline

l'énigme des tueurs en série

 

Daniel Zagury, est psychiatre et expert à la cour d'appel de Paris. Il a examiné une douzaine de tueurs en série, parmi lesquels, Patrice Alègre, Guy Georges, Pierre Chanal, Michel Fourniret…

Dans L’Enigme des tueurs en série, Zagury nous éclaire sur la psyché de ces hommes contraints à commettre des crimes à répétition. Il décrit les mouvements psychiques, l’organisation d’une personnalité et la réaction au premier crime qui conditionne les suivants et essaie de dégager des traits communs entre ces divers tueurs.

Ces hommes ont tous des biographies lourdes marquées de violences, d’abus, de carence ce qui entraînent des fragilités psychiques, des distorsions, des troubles, des altérations de la personnalité dans des registres psychopatiques et/ou pervers très importants. Pour autant, la plupart de ces tueurs en série ne sont pas considérés comme des malades mentaux (ce qui les rendraient pénalement irresponsables) car ils parviennent à maîtriser les modalités du passage à l’acte, parfois à le différer ou à y renoncer. Cela implique une capacité de jugement, de planification ce qui est impossible quand une  personne est envahi par le délire.

 

Par exemple : « Le Moi de Guy Georges n’est pas morcelé, émietté, kaléidoscopique comme chez le schizophrène ; son Moi est « coupé en deux », il est clivé. Il y a le Guy Georges qui bavarde, qui rit, qui a des petites amies, et le Guy Georges qui assassine des femmes. C’est un psychopathe. Il n’est pas envahi par des hallucinations au moment des faits ; il tue pour éviter de se laisser envahir par l’angoisse. […] « Il est conscient de l’horreur de ses actes […], mais à aucun moment il n’est impliqué émotionnellement. »

Loin d’une quelconque fascination nauséeuse, Zagury s’en remet à la vérité clinique, à son écoute pour percevoir ce qui achoppe dans ces parcours de vie car tous les fracassés ne deviennent pas des criminels. Après avoir entraîné le lecteur dans la psyché de ces assassins, il compare ce qui rapproche et ce qui différencie les serial killers des auteurs de génocide qui agissent dans un élan collectif au nom des ordres donnés avec l’assentiment de leur conscience, dans une visée d’assainissement et d’épuration. Pour ce faire, Zagury s’appuie sur le livre remarquable de Jean Hatzfeld Une saison de machettes (Seuil, 2003), dans lequel l’auteur rapporte les témoignages de prisonniers Hutus qui avaient participé au génocide du Rwanda. De nombreux hommes ordinaires qui au nom de leurs chefs, d’une idéologie commettent le pire au nom du bien : viol, viol forcé entre des membres d’une même famille, tuerie sauvage à coup de machettes, déchiquètement de membres, éventration de femmes enceintes… Cent jours d’horreur pour presque un million de morts. Zagury met en exergue les traits communs tels que le clivage, la chosification et donc l’indifférence à l’autre, l’absence de culpabilité… Lecture indispensable pour mieux cerner la cruauté dans ses expressions individuelles et collectives extrêmes.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les rapports entre la cruauté des tueurs en série et celle des génocidaires, je vous conseille de poursuivre cette réflexion avec Cruautés, ouvrage de la collection Petite bibliothèque de psychanalyse (Puf, 2014) où de nombreux spécialistes apportent sur ce sujet un éclairage original.

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