Valérie Touzé 06 35 30 02 50
Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

Psychologue clinicienne

Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

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Valérie Touzé 06 35 30 02 50

Les bleus de l'âme d'Alain Braconnier

Alain Braconnier, psychiatre, psychanalyste, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent, évoque dans un livre simple, clair, les différents chemins qu’emprunte l’angoisse et remonte jusqu’à l’enfance où elle prend souvent sa source. S’il y a plusieurs types d’angoisse, celle d’effondrement, de morcellement, de castration, l’auteur s’attache plus particulièrement à celle de séparation qui peut devenir dans certains cas pathologique.  Je vais donc focaliser ma note sur ce point et je vous laisse comme d’habitude, découvrir les autres.

  • L’angoisse de séparation : elle est toujours présente a minima mais devient pathologique quand elle est massive, envahissante. On la perçoit chez les jeunes enfants au moment, par exemple, de l’entrée à la maternelle. Ce qui caractérise l’angoisse de séparation, c’est que l’enfant ne supporte pas les situations banales et quotidiennes de séparation d’avec ses parents ou ses objets d’amour. Il semble les considérer et les vivre comme s’il s’agissait de catastrophes, alors que les autres enfants les acceptent bien à partir de 3 à 4 ans… Il faut la distinguer de l’angoisse « situationnelle » qui est un tract compréhensible et passager à certains moments. Chez les enfants, on a isolé des peurs spécifiques liées à cette angoisse : peur du noir, des fantômes, des monstres… Elle  peut parfois altérer leurs capacités cognitives car ils ont du mal à se concentrer donc à mémoriser. Néanmoins, elle n’altère pas toujours les apprentissages mais prennent d’autres aspects. Ces enfants sont décrits par leurs proches comme irritables, coléreux, jaloux, et réclament une grande attention. L’angoisse pathologique de séparation peut débuter sans cause déterminée explicite (mais n’est pas sans rapport avec la nature des premiers liens d’attachement) ou s’étayer sur un événement traumatisant précédent le trouble (déménagement, changement d’école, la maladie ou le décès d’un proche, la séparation ou le divorce des parents…). Ces angoisses ne sont pas toujours reconnues à leur juste valeur, à leur juste « risque » qui sont pourtant réels par rapport à leur vie future d’adolescents et d’adultes d’où l’importance d’une intervention thérapeutique précoce d’autant que l’angoisse de séparation pathologique pourrait être prédictive d’autres troubles tels que la dépression.
  • Chez les adolescents : Le passage de l’enfance à l’adolescence est un terrain favorable à l’émergence des troubles anxieux : « à cet âge aigu qui le confronte à des bouleversements corporels, psychologiques et sociaux et lui pose la question de son identité et de ses identifications, l’adolescent est en proie à l’angoisse. La question cruciale est de savoir différencier une gêne passagère de ce qui peut faire le lit d’un trouble grave pendant et après l’adolescence ». L’angoisse de séparation peut ressurgir dans toute sa violence à l’adolescence et a des conséquences graves : conduite addictive, passage à l’acte, décrochage scolaire, inhibition sociale, comportement auto et hétéro-agressif… Il est alors urgent que l’adolescent suive une thérapie pour retrouver un équilibre,  un gain d’assurance, une sécurité intérieure qui lui fait défaut.

 

  • Extrait : « Convaincu des bienfaits d’une prévention judicieuse, je n’insisterai jamais assez sur les vertus d’une attention et d’une écoute réelles. Parents, éducateurs et médecins ont ici un devoir d’ordre moral et humain. Il est vrai que chemins de l’angoisse sont si changeants d’un individu à l’autre, et d’un âge à l’autre, que nos tâches à tous n’a rien de facile. J’ai opposé les petits bleus de l’âme à ces gros hématomes que sont les troubles anxieux. Qu’ils prennent la forme de peur panique des transports, de la foule ou des relations sociales ou se traduisent par des crises d’angoisse aiguë, des doutes obsessionnels constants, des rituels, des malaises physiques persistants ou encore des états dépressifs consécutifs à une anxiété épuisante, ces hématomes sont des plaies qu’il importe de soigner. Mais ces plaies creusées dans le tissu de l’âme humaine de ne refermeront pas avec de banales cicatrices. Les points de suture resteront plus ou moins apparents et douloureux. »

 

  • Pour poursuivre, vous pouvez lire son dernier ouvrage : La peur du futur, comment ne plus s’angoisser chez  Odile Jacob.

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