Valérie Touzé 06 35 30 02 50
Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

Psychologue clinicienne

Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

consultation en cabinet ou en téléconsultation

Valérie Touzé 06 35 30 02 50

Les nouveaux ados comment vivre avec

Six psychiatres et psychanalystes, spécialistes de l'adolescence et de la famille, aborde chacun un thème privilégié de cette période délicate : RUFO Marcel, la sexualité, HEFEZ Serge, l’autorité JEAMMET Philippe, le corps MARCELLI Daniel, la violence, VALLEUR Marc, les drogues, HUERRE Patrice, le savoir.

L’adolescence reste une période de la vie compliquée, sensible, vulnérable et en même temps une promesse aux multiples possibilités. J’ai choisi de vous parler du texte de Marc VALLEUR lequel dirigeait le centre des toxicomanies de l’hôpital Marmottan à Paris.

Parce que l’adolescence est une étape de découverte, de recherches de nouvelles sensations mais aussi une traversée, un passage vers un ailleurs qui peut angoisser, l’adolescent peut être sujet aux dépendances : alcool, cannabis, psychotropes, jeux vidéo, internet, portable, jeux d’argent. Je vais me focaliser sur la consommation de cannabis car les adolescents peuvent s’en fournir très facilement.

Marc Valeur rappelle une classification des différentes drogues du pharmacologue berlinois Ludwig Lewin datant de 1924. Ce pharmacien distinguait :

  • Les Phantastica, drogues qui procurent des sentiments étranges, de voyage et qui correspondent en gros aux hallucinogènes, au cannabis mais aussi aux champignons ou au LSD.
  • Les enivrants, l’alcool mais aussi les colles, les solvants, l’éther qui provoque une ivresse et font sombrer dans l’inconscience plus ou moins rapidement.
  • Les Hypnotica, c’est-à-dire les drogues qui font dormir.
  • Les excitants, produits qui réveillent, enlèvent la sensation de sommeil, stimulent comme la cocaïne, l’ecstasy…
  • Et enfin les « Euphorica » qui procurent du bien-être, anesthésient, comme l’opium, la morphine, l’héroïne, qui sont des produits de l’oubli.

Il existe des cannabis différents, certains sous forme de résine très concentrée issue de plantes très riches en principes actifs qui vont avoir un effet proche des hallucinogènes.

Si un adolescent commence à fumer du cannabis, il faut vite distinguer l’expérience nouvelle et l’engagement dans l’excès et la dépendance. Dans toute prise de drogue, il y a des motivations positives et des motivations négatives. Selon Marc Valeur « les raisons positives, ce sont donc la recherche de sensations, de plaisir, de jouissance, de maîtrise de son corps, de ses transformations corporelles et de ses émois. L’envie de vivre des aventures inconnues, et dans une certaine mesure la recherche du risque. Il y a chez les adolescents une part de ce besoin de risque qu’il faut savoir canaliser, supporter mais qui est toujours difficile à accepter pour les parents. » Parmi les raisons négatives les plus fréquentes, on note souvent la fuite d’un milieu trop conflictuel, d’une relation à l’autre trop menaçante, ou encore le désir de s’isoler dans une bulle. Toutes ces raisons conduisent parfois vers la toxicomanie, mais aussi vers d’autres addictions. »

Le contexte actuel, de performance, d’efficacité, de vitesse augmentent la prise de drogue et donc l’entrée dans la dépendance. Par exemple, certains parents mettent une pression telle sur la réussite scolaire que l’adolescent, écrasé, pense ne pas être à la hauteur de cette demande et peut ainsi se réfugier dans la prise de substance mais aussi dans d’autres formes d’addictions comme l’enfermement dans les jeux vidéo…

 

Quand s’inquiéter ?

La frontière entre le « normal » et le « pathologique » est souvent une question de degré, d’intensité… A partir de quand faut-il consulter ? Le principal critère à surveiller reste le suivant : la consommation de drogue ou l’enfermement dans une autre addiction retentit-elle ou non sur le reste de l’existence ? L’adolescent continue-t-il à investir son travail, sa famille, des activités variés et surtout à vivre une bonne socialisation avec les amis ? Tant qu’il existe une diversité d’investissement, selon VALLEUR, il n’y a pas lieu de trop s’inquiéter. Mais dès qu’une conduite enferme et commence à empiéter sur les autres domaines, que l’adolescent n’arrive plus à se lever ou à sortir, là il faut consulter au plus vite.

Souvent l’adolescent va tomber dans la consommation et l’excès parce qu’il a peur d’un certain nombre de choses, qu’il ressent des angoisses, des tensions qu’il va fuir en s’anesthésiant. La réponse est alors de le rassurer, le comprendre, l’entourer pour qu’il ait moins peur de se lancer dans l’existence, d’affronter la relation à l’autre. Ou parce qu’il veut faire ses propres expériences, pour prendre du plaisir, jouir, consommer tout de suite : là il a besoin de freins, de repères, de limites et d’autorité.

Il est dans tous les cas préférable de s’en remettre à un tiers expérimenté, neutre et disponible

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