Valérie Touzé 06 35 30 02 50
Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

Psychologue clinicienne

Thérapies de couple et consultations individuelles enfants- adolescents- adultes

consultation en cabinet ou en téléconsultation

Valérie Touzé 06 35 30 02 50

Les paroles perverses, les reconnaître, s’en défaire de Robert Neuberger

Après les Pervers narcissiques, je vais vous parler du livre de Robert Neuberger, psychiatre et thérapeute de couple Les Paroles perverses paru en 2016 chezPayot où il décrypte les diverses manipulations langagières au sein du couple.

Attention les paroles perverses ne sont pas l’apanage du pervers ou du harceleur, elles sont utilisées par un grand nombre d’entre nous pour manipuler l’autre. Ce livre est destiné à vous aider à repérer lessituations et les actes de votre compagnon ou compagne qui relèvent de la manipulation, à mettre des mots sur des ressentis, des signaux d’alerte, avant que des dégâts psychologiques ne vous affectent.

Le couple est propice aux paroles perverses car c’est un milieu fermé et on a souvent peur de le perdre. De plus, quand on est séduit, on s’ouvre à l’autre, on lui fait confiance. Il est alors possible d’être manipulé par des différentes techniques des plus banales aux plus sordides et dangereuses. L’auteur classe ces techniques en trois grandes catégories :

  • La manipulation des sentiments
  • Les techniques de confusion mentale
  • L’acte de décrédibiliser

 

Je vais vous en donner quelques exemples :


Dans la manipulation des sentiments, on retrouve la culpabilisation par exemple si je t’ai trompé, c’est parce-que tu ne t’intéressais pas à moi. Quel rapport réel ? Pourquoi la personne n’a pas cherché à connaître les raisons de l’éloignement de l’autre au lieu de la tromper ?

Il y a aussi la honte ou la menace (si je racontais à tes parents…), le lien d’inquiétude (chantage affectif), la dette (après tout ce que j’ai fait pour toi)...

Passons à des procédés plus élaborés et donc plus dangereux pour la psyché : les techniques de confusion mentale comme la désinformation qui agit sur le système cognitif pour faire douter l’autre de ses perceptions (comment tu peux croire une chose pareille) ou le double lien où il n’y a pas de bonne solution.

Enfin, il y a toutes les méthodes pour décrédibiliser l’autre à ses propres yeux (tu es folle d’ailleurs tu vas chez le psy) ou aux yeux de ses proches. On peut aussi manipuler le passé, le révisionnisme en réinventant le passé du couple sous forme d’accusations, le revisiter pour le disqualifier (Tu m’as épousé par dépit, parce que ton ex t’avait abandonné).

Il est d’autant plus difficile de prendre conscience de ce qui se passe que le couple est par définition une relation intime donc fermée. Il n’y a pas de tiers pour confirmer ou infirmer les perceptions, les malaises que l’on peut ressentir face à des propos troublants, blessants, injustes, peu clairs. Ce livre vous permettra d’identifier ces techniques langagières tordues et surtout savoir les déjouer.

Je finis en vous offrant la conclusion de Neuburger sur le sujet :

« Un couple nécessite de chacun des partenaires un investissement personnel considérable. Aucune institution n’est aussi gourmande en don de soi. Pour faire exister un couple, il faut en effet donner de son corps, de son espace, de ses ressources, de ses sentiments, de ses compétences. On comprend qu’il soit difficile, voire pour certains, impossible d’y renoncer. C’est ainsi que de nombreuses femmes et de nombreux hommes ayant subi ou subissant encore des manipulations – dont certaines sont particulièrement pathogènes – gardent l’espoir d’un changement et, refusant de voir la réalité, n’abandonnent pas une lutte pourtant perdue de vue d’avance.

Dans ces conditions, le thérapeute se trouve comme devant un joueur pathologique persuadé qu’il pourra regagner demain tout ce qu’il vient de perdre. Lorsque les manipulés finissent par prendre conscience de l’inanité de leurs efforts et qu’ils décident de renoncer à la relation, de quitter un partenaire qui ne peut que contribuer à leur souffrance, un nouveau défi les attend : ils doivent se confronter à leur liberté retrouvée.

Dans un premier temps, devoir reconstruire leur vie est souvent vécu comme un obstacle énorme. Plus tard seulement, reviennent les possibilités de ressentir des sentiments de joie,
de bonheur.

Autant dire que la reconnaissance de notre travail de thérapeutes n’est pas toujours au rendez-vous ! Paradoxalement, les patients nous reprochent parfois de leur avoir permis de retrouver une liberté de penser leur destin, de quitter un aveuglement qui engendrait des
symptômes. Nous occupons alors la place réservée aux journalistes, accusés de n’apporter que de mauvaises nouvelles et, parfois même, tenus pour responsables des faits qu’ils rapportent ! Pour autant, est-ce une raison de renoncer à notre fonction ? Comme l’a si bien dit Elie Wiesel, « le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté ».

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